Malgré l’existence de lois protégeant les femmes, leur application reste limitée en République démocratique du Congo. En cause , un manque de sensibilisation et le poids des normes socioculturelles.
À l’échelle mondiale, les inégalités de genre persistent malgré des avancées notables sur le plan juridique.
Selon des rapports de UNESCO, les femmes continuent de rencontrer des difficultés dans l’accès à l’emploi et aux opportunités économiques. Si les textes existent leur application demeure un défi en particulier dans les contextes fragiles.
En République démocratique du Congo, cette problématique prend une dimension particulière. À l’occasion du mois de la femme, Claudine byamungo la coordinatricede l'organisation hope and peace DRC , engagée dans la défense des droits des fémmes, a alerté sur le décalage entre les lois existantes et leur effectivité sur le terrain.
« Le droit congolais reconnaît les droits de la femme, mais leur application ne dépend pas seulement de ceux qui ont mis la loi en marche », explique-t-elle.
Selon elle, plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le principal reste la méconnaissance des droits par les femmes elles-mêmes.
« La plupart des femmes ne connaissent pas leurs droits… Il est très difficile de réclamer ce que tu ne connais pas. »
Dans un contexte où les normes sociales et culturelles occupent une place importante, de nombreuses femmes se concentrent davantage sur le mariage et les obligations traditionnelles, au détriment de la revendication de leurs droits.
Pourtant, des instruments juridiques existent. C’est le cas de la Résolution 1325, qui reconnaît le rôle des femmes dans les processus de paix et leur garantit une protection. Cependant, ces outils restent souvent méconnus du grand public.« Cette loi est surtout connue par certaines femmes occupant des postes de responsabilité », précise-t-elle.
Ainsi, bien que les mécanismes de protection existent sur le plan légal et juridique, leur application reste limitée sur le terrain.
Les pesanteurs culturelles, le manque d’information et l’absence de sensibilisation constituent des obstacles.
Dans les zones affectées par les conflits, la situation est encore critique . Le viols y sont parfois utilisés comme armes de guerre, une réalité qui souligne l’urgence d’une action renforcée.
Face à ces défis, la sensibilisation apparaît comme une priorité. Informer les femmes sur leurs droits et vulgariser les lois existantes constitue une étape importante pour améliorer leur accès à la justice ,car sans connaissance des droits, leur application reste théorique.
En rappel, Hope and Peace DRC est une organisation qui defend les droits des femmes, qui œuvre pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables, en mettant l'accent sur l'autonomisation des femmes, la protection des enfants et la promotion des droits humains.
Par Lucien Migabo
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