L’organisation SADI a organisé, ce 14 janvier 2026 à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, une formation sur le leadership féminin et le plaidoyer, dans le cadre du projet Woman Can, financé par Atlas Network. Cette activité a marqué le lancement officiel d’un programme dédié à la promotion des droits des femmes et à l’égalité de genre.
Le projet Women Can s’étendra sur plusieurs volets clés, notamment, le leadership feminin, le plaidoyer, l’entrepreneuriat féminin, la masculinité positive, ainsi que d’autres actions visant à renforcer le pouvoir d’agir des femmes .
Un engagement renouvelé pour les droits des femmes
Lors de la cérémonie de lancement, le coordinateur de SADI, Danny Bahizire, a souligné l’importance de ce programme dans la mission de l’organisation.
« À travers le programme Women Can, SADI s’inscrit une fois de plus dans la lutte pour la défense des droits humains, en particulier ceux des femmes. Nous lançons ce programme aujourd’hui et nous vous invitons toutes et tous à vous l’approprier », a-t-il déclaré.
Leadership féminin : confiance en soi et impact communautaire
La session a été animée par deux intervenantes, qui ont abordé les thématiques du leadership féminin et du plaidoyer.Première intervenante, Solange Lwashiga, coordinatrice de l’organisation Caucus des Femmes, a mis l’accent sur l’importance de la confiance en soi dans l’exercice du leadership féminin.
« Le leadership féminin est un contexte qui donne de l’espace à la femme pour exercer ses atouts et ses compétences afin d’apporter un changement positif dans la communauté. La confiance en soi permet à la femme d’agir. Tout le monde peut l’acquérir. C’est elle qui donne le pouvoir de découvrir ses capacités et de les utiliser pour affronter un contexte donné », a-t-elle expliqué.
Le plaidoyer comme outil de changement social
De son côté, Annie Binja, deuxième intervenante et également coordinatrice de L'OPADEC a insisté sur l’importance du plaidoyer comme levier de transformation sociale.
« Ces jeunes femmes ont été outillées sur la manière de mener des actions de plaidoyer au sein de leurs communautés, en comprenant les étapes à suivre et les stratégies à mettre en place pour un plaidoyer réussi », a-t-elle souligné.
Des participantes engagées et motivées
Les participantes ont activement pris part aux échanges, posant des questions sur les stratégies concrètes à adopter dans leurs luttes respectives.
Marie-Louise Kitoga, participante et coordinatrice de l’organisation OIPVA, s’est dite satisfaite des apprentissages reçus
« Je comprends désormais ce qu’est le plaidoyer et je m’engage à mener des actions pour que les femmes vivant avec l’albinisme soient considérées dans la société et que les enfants marginalisés soient reconnus », a-t-elle confié.
Même son de cloche chez Henriette Ramandizi, chargée du genre et de l’inclusion au sein de Vijana Shujaa :
« Je remercie SADI pour cette opportunité. Aujourd’hui, j’ai appris que le leadership féminin commence d’abord par soi-même. Il faut apprendre à se connaître, puis développer la capacité de conduire les autres et de travailler ensemble », a-t-elle déclaré.
Enfin, Kathie Mina, journaliste culturelle, estime que cette formation a renforcé sa confiance :
« Grâce à ce que je viens d’apprendre, j’ai compris que je peux devenir une femme leader, inspirer les autres et encourager les femmes à apporter leurs compétences pour construire un monde meilleur », a-t-elle conclu.
Par Lucien Migabo
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