La spirale de violence s'intensifie dans la province du Sud-Kivu. De violents affrontements ont éclaté ce mardi 25 novembre 2025 dans le territoire de Mwenga, opposant l’AFC-M23 aux Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les groupes d'autodéfense Wazalendo. Selon des sources locales concordantes, le bilan provisoire fait état d'au moins dix civils tués.
Les combats se concentrent principalement autour des localités de Kirungutwe (chefferie de Burhinyi) et de Kasika (chefferie de Wamuzimu). Ces zones sont devenues le théâtre d'échanges de tirs provoquant une psychose généralisée au sein de la population.
La peur d'être pris pour cible ou de subir des représailles a poussé des centaines de ménages à fuir massivement leurs habitations, jetant sur les routes des familles entières sans assistance.
Outre les combats, la situation humanitaire est aggravée par des dérapages signalés sur le terrain. Des accusations de pillages systématiques sont portées par les habitants contre des éléments des FARDC et des Wazalendo sur l’axe Kirungutwe, Kasika, Mwenga-Centre et Kamituga.
Ces exactions présumées accentuent la détresse de civils déjà vulnérables.
Sur place, la vie s'est arrêtée. Les écoles et les commerces restent fermés, paralysant totalement l'économie locale. Paradoxalement, dans une tentative de normalisation, les rebelles tentent de convaincre la population de reprendre ses activités habituelles, une injonction difficilement tenable dans un contexte sécuritaire aussi volatile.
Ces violences à Mwenga s'inscrivent dans une stratégie d'expansion territoriale du mouvement. Le M23 progresse dans le territoire voisin de Shabunda, une zone jusque-là épargnée par ce conflit.
Cette double offensive sur Mwenga et Shabunda représente un nouveau tournant dans la guerre de l'Est, risquant d'isoler davantage des communautés enclavées et de provoquer une catastrophe humanitaire majeure.
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