À l’occasion de la Journée mondiale pour l’élimination des violences sexuelles en temps de conflit, Kinja Mwendanga a lancé un appel en faveur d’une intégration plus forte de la lutte contre les violences sexuelles dans les politiques publiques. Pour elle, « il est temps que les voix des femmes ne soient plus reléguées à la marge, mais deviennent centrales dans les espaces de décision. »
Former, inclure et écouter les femmes
Dans son intervention, l’élue a insisté sur trois piliers pour éradiquer durablement les violences sexuelles liées aux conflits :« Il faut impérativement que la formation des décideurs et des acteurs locaux intègre la question des droits des femmes et les conséquences des violences sexuelles. Cela permettra d’ancrer une véritable culture de respect et de protection », a-t-elle affirmé.
Elle a également plaidé pour une représentation des femmes dans les processus de paix « Les femmes doivent être présentes à tous les niveaux, que ce soit dans les négociations ou dans les initiatives de reconstruction post-conflit. Leurs expériences sont indispensables pour bâtir une paix inclusive et durable. »
Créer des espaces sûrs et représentatifs
Mwendanga a également souligné la nécessité de mettre en place des plateformes de dialogue sécurisées, où les femmes, notamment celles vivant en zone de conflit, peuvent s’exprimer librement et formuler des recommandations.
Elle propose aussi un renforcement du partenariat avec les ONG œuvrant auprès des survivantes « Ces organisations jouent un rôle crucial dans la transmission des témoignages, l'accompagnement psychosocial et la représentation des femmes dans les espaces de décision. »
Enfin, un plaidoyer fort aux niveaux national et international est indispensable, selon l’élue « Il faut porter ces voix dans les grandes instances, produire des rapports solides, documenter les abus et renforcer la pression sur les décideurs pour des réponses concrètes. »
Vers un avenir libéré des violences
L’appel de Kinja Mwendanga rejoint les efforts déployés par de nombreuses organisations pour un monde où les violences sexuelles en période de conflit ne sont plus tolérées, minimisées ni ignorées. Elle conclut avec conviction :« Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir de dignité, de justice et de paix pour toutes. »
Par Lucien migabo
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