La société civile de la République démocratique du Congo exprime sa préoccupation face à la catastrophe humanitaire qui s'aggrave rapidement à Goma et dans ses environs. Dans un appel adressé aux décideurs du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU), du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS-UA), ainsi qu'aux chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et à l'ensemble des chefs d’État africains, les représentants de la société civile demandent, ce mercredi 29 janvier 2025, une cessation immédiate des hostilités et un retour à la table de négociation dans le cadre du processus de Luanda.
Les organisations civiles insistent sur le respect du droit international, appelant toutes les parties impliquées à donner la priorité à la protection des civils. Elles condamnent les bombardements ciblant les hôpitaux et autres infrastructures et exigent que les soins médicaux soient accessibles. Elles demandent la liberté de circulation pour les personnes déplacées et un accès sans entrave aux camps par les acteurs humanitaires.
La société civile appelle aussi à mettre fin à la coupure des communications. Il est important de rétablir l’eau et l’électricité, indispensables à la survie des populations, ainsi que la connectivité des téléphones portables et d’Internet. Les organisations sollicitent l'Union européenne pour réévaluer le financement accordé à l’armée rwandaise, impliquée dans les conflits en RDC. Elles demandent également que la communauté internationale exige des comptes au Rwanda pour son rôle dans l’armement des groupes responsables de la violence actuelle, en imposant des sanctions directes si nécessaire.
Enfin, les signataires réclament que la communauté internationale prenne des mesures contre l’extraction et le commerce illicite des minerais. Ils appellent à tenir responsables les entreprises qui exploitent les ressources naturelles extraites illicitement à l’est de la RDC.
Cet appel a été formulé par Moise Balagizi, membre de l’Assemblée Générale Permanente du Conseil Économique, Social et Culturel de l'Union africaine. Les organisations signataires espèrent que ces recommandations seront prises en compte afin d'apporter une réponse rapide et efficace à la crise humanitaire en cours.
Par Lucien Migabo
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