Une manifestation pacifique rassemblant des milliers de citoyens. Hommes, femmes et Jeunes ce Lundi 27 janvier 2025 ,a Bukavu en province du Sud-Kivu, venus de tous les quartiers, ont défilé ensemble pour exprimer leur rejet de la violence et demander la paix dans l'Est de la République Démocratique du Congo.
Les manifestants, munis de pancartes aux slogans tels que "Stop à la guerre", "Nous voulons la paix" et "Le Congo est pour les Congolais", ont parcouru les principales artères de la ville, allant de la place Muzihirwa jusqu'au gouvernorat. Un rassemblement sur la place de l'Indépendance, où un message a été adressé aux autorités congolaises et à la communauté internationale, appelant à une intervention urgente pour mettre fin aux conflits.
Me Néné Bintu, présidente de la société civile du Sud-Kivu, a dénoncé lors de la lecture du mémorandum la complicité de la communauté internationale dans les violences qui ravagent le pays. Elle a exprimé sa déception quant à l'absence de résultats concrets suite à la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui s'est tenue le 26 janvier 2025 "Malgré nos appels au cessez-le-feu et au retrait immédiat des troupes rwandaises, la situation ne fait que se détériorer", a-t-elle déclaré.
Bintu a appelé à une solidarité interprovinciale pour sauver l'Est de la RDC des atrocités et a exhorté les Congolais vivant à l'étranger à se mobiliser pour dire non à la guerre et oui à la paix.
Le gouverneur de province, Jean Jacques Purusi, a reçu le mémorandum des manifestants et a salué leur mobilisation. Il a réaffirmé l'engagement des autorités à œuvrer pour le retour de la paix .
De son côté, le député provincial Didier Katembera, présent lors de cette manifestation pacifique, a appelé le gouvernement congolais à soutenir le FARD et a dénoncé la complicité de la communauté internationale. Dans une interview accordée à notre média, il a insisté sur l'importance de la paix, lançant un message clair : "Non à la guerre "
Cette manifestation montre la détermination de la population du Sud-Kivu à faire entendre leur voix.
Par Lucien migabo
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