Pour la toute première fois, le M23-AFC et le Gouvernement congolais ont communiqué officiellement sur les pourparlers tenus à Doha. Dans une déclaration conjointe, les représentants de la République démocratique du Congo et ceux du mouvement armé ont annoncé avoir convenu de « travailler à la conclusion d’une trêve », en vue d’un cessez-le-feu effectif.
Est-ce le début d’un tournant dans les discussions ? Et qu’est-ce qui change concrètement ? Ce n’est pas encore un accord de cessez-le-feu. Ce n’est pas non plus une trêve. À ce stade, c’est une déclaration d’intention : un communiqué dans lequel les deux parties affirment avoir convenu de travailler ensemble à un accord.
Comme l’annonçait déjà RFI, ce texte était prêt depuis le 17 avril. Il avait été élaboré quatre jours après la fin des discussions directes entre les délégations de deux parties dans la capitale Qatarie. Il ne manquait plus que l’approbation formelle du Président Félix Tshisekedi. C’est désormais chose faite : le chef de l’État congolais a donné son feu vert. Et le document a été publié dans la foulée, conjointement par les parties. La prochaine étape ? Il s’agit maintenant de respecter les engagements pris, avant d’ouvrir un véritable dialogue de fond.
Parmi ces engagements : le rejet des intimidations et la volonté de créer un climat propice aux échanges. Le dialogue attendu doit porter, selon les deux parties, sur les causes profondes du conflit et sur les modalités concrètes pour mener la paix dans les territoires de l’Est.
Cette annonce intervient aussi au lendemain d’une rencontre entre le ministre d’État qatari Mohammed Al-Khulaifi, en charge du dossier, et Massad Boulos, le nouveau conseiller principal pour l’Afrique à la Maison Blanche. Une rencontre qui s’inscrit dans les efforts conjoints pour favoriser une désescalade durable dans la région.
Par Crispin Kulondwa
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