L’édition de ce 19 juin de l’ANGAZA Café, organisée au Centre AGANZE Institute, a montré les questions souvent ignorées mais pourtant centrales : l’impact différencié du changement climatique selon le genre. L’événement, qui a pris la forme d’une exposition des résultats de recherche, s’est penché sur les liens entre genre, résilience climatique et contexte de polycrises – économiques, politiques et environnementales.
Les femmes, premières affectées par les effets du climat
« Les manifestations du changement climatique ne frappent pas toutes les populations de la même manière », a souligné Benjamin Baguma, un des intervenants principaux de la rencontre. Il a insisté sur le fait que les femmes en milieu urbain figurent parmi les groupes les plus vulnérables, en raison de la combinaison des inégalités de genre, de la précarité économique et politique.
Les travaux présentés ont démontré que les femmes et les filles assument souvent des rôles dans la gestion des ressources naturelles au sein des foyers – eau, énergie, nourriture – tout en étant les moins impliquées dans l’élaboration des politiques environnementales. Cette exclusion limite leur capacité à anticiper, s’adapter ou réagir efficacement face aux chocs climatiques.
Un appel à des solutions inclusives
Les participants ont plaidé pour une approche plus inclusive de la gouvernance climatique, intégrant les perspectives féminines à tous les niveaux, de la recherche à l’action politique. Il a également été question de renforcer l'accès des femmes aux ressources économiques, à l’éducation environnementale et aux réseaux de résilience communautaire.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par l’accélération des effets du dérèglement climatique, notamment dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les crises politiques récurrentes aggravent les conditions de vie des populations urbaines et rurales.
Par Lucien migabo
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