Les organisations de la société civile de Bukavu se sont réunies le vendredi 20 juin 2025 pour une journée de réflexion sur leur rôle dans le relèvement socio-économique en période de crise. Organisé conjointement par SADI-asbl (Solidarité d'Action pour le Développement Intégral) et DDC (Dynamique Debout Congolaise), cet événement visait à redéfinir les stratégies et mécanismes pour maintenir un impact positif sur la population locale, malgré un contexte difficile.
La rencontre a montré la nécessité pour ces organisations de se réinventer. Après une période où de nombreuses structures se sont "retirées sur le terrain" suite à des contraintes (notamment après la pression exercée sur la presse à Bukavu et Goma), les discussions ont porté sur la manière de continuer à œuvre et à soutenir les communautés comme par le passé.
Daniel Baizire, directeur exécutif de SADI asbl, a souligné les propositions clés issues de cette journée. "Nous avons mis en avant la nécessité de réformes, de stratégies et de mécanismes efficaces pour que ces organisations puissent poursuivre leurs activités, mais aussi intensifier leurs actions de plaidoyer en cette période de crise", a-t-il déclaré.
Parmi les pistes explorées, la création d'un réseau solide entre les organismes de la société civile a été fortement préconisée. L'objectif est de travailler en synergie pour élargir leur portée, défendre collectivement les droits de la population et élaborer des mécanismes concertés pour surmonter les défis actuels.
La journée a également permis d'identifier plusieurs obstacles, dont la fermeture des banques, qui entrave considérablement le financement des initiatives locales. Pour y remédier, des séances de capacitation ont été proposées afin de faciliter la mobilisation orale de fonds, permettant ainsi aux organisations de fonctionner efficacement, comme elles le faisaient auparavant.
Jonas Bahizire Un chercheur présent à la rencontre, qui a mené des études et a fortement encouragé les organisations à agir en consortium . "Cette crise nous rappelle l'importance de ne pas seulement dépendre des maisons de microfinance internationales, mais de se tourner vers les banques de microfinance locales qui peuvent contribuer de manière significative à la réalisation de nos projets", a-t-il insisté.
En somme, cette journée de réflexion a été un moment de prise de conscience collective pour les organisations de la société civile de Bukavu. Elle leur a permis de réévaluer leur posture et de définir de nouvelles approches pour continuer à jouer leur rôle dans le relèvement socio-économique de la province du Sud-Kivu.
Par Lucien migabo
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