Dans sa dernière exposition au ANGAZA Café, l’artiste visuel Jérôme Andema transcende l’esthétique pour porter un message : la terre ne devrait jamais être un privilège, mais un droit partagé. Son œuvre engagée montre les inégalités profondes souvent passées sous silence.
L’art peut-il faire entendre la voix des oubliés ? Pour Jérôme Andema, la réponse est un oui . À travers ses œuvres exposées ce jeudi 19 juin 2025 à ANGAZA INSTITUTE.
Dans une société où l’accès à la terre reste un privilège réservé à une minorité, Andema choisit de dénoncer par les formes et les symboles. Terre d’inégalités, Aune pièce de cette exposition, illustre de manière la fracture entre ceux qui possèdent et ceux qui peinent à exister. L'artiste y donne littéralement "un visage à l’invisible", comme il le dit lui-même, et une voix à celles et ceux que les discours politiques et les caméras ignorent.
Ses œuvres évoquent une violence sourde : celle qui ne se manifeste pas par les armes, mais par l’injustice, l’exclusion, et la dépossession. À travers Ombre de la Terre et Mains Noires, il dévoile les luttes silencieuses de milliers de citoyens privés d’accès équitable à la terre, aux services publics ou encore à la reconnaissance pleine de leur citoyenneté.
Cette exposition, rappelle avec justesse le rôle de l’artiste dans la société : éveiller les consciences, bousculer les certitudes et ouvrir des espaces de réflexion collective. Jérôme Andema n’impose pas de réponse, mais invite chacun à regarder autrement ce que l’on refuse trop souvent de voir.
Par Lucien migabo
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