L'escalade de la violence entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo FARDC et le Mouvement du 23 mars M23/AFC, ainsi que leurs alliés respectifs, a atteint un point critique à Walikale, en province du nord-kivu, piégeant le personnel de Médecins Sans Frontières MSF et plongeant la population dans une crise humanitaire aiguë.
Depuis le 19 mars, la ville de Walikale est le théâtre de violents affrontements, obligeant 80 % de la population à fuir. Plus de 700 personnes déplacées ont trouvé refuge à l'hôpital général de Walikale, exerçant une pression insoutenable sur des ressources médicales déjà limitées. « La situation est catastrophique », témoigne Imen Ben Othmen, la coordinatrice des activités de MSF à Walikale. « Les tirs d'artillerie ont atteint notre base logistique il y a deux semaines, endommageant nos structures et nos véhicules. Nos équipes font face à une pénurie de médicaments et l'accès aux soins de santé est gravement compromis. »
Appel urgent de MSF
MSF lance un appel urgent aux parties en conflit pour qu'elles respectent le personnel médical, les civils et les structures de santé. « Il est impératif que l'aide humanitaire puisse atteindre les populations dans le besoin », insiste Imen Ben. L'organisation demande un accès immédiat aux personnes vulnérables et un soutien accru pour répondre à l'urgence médicale.
La violence a des conséquences dramatiques sur la population civile. L'accès aux soins de santé est devenu presque impossible, les déplacements massifs ont créé une crise de surpopulation dans les abris de fortune et les pénuries alimentaires se font sentir.
Appel à l'action
MSF appelle toutes les parties prenantes à respecter le droit humanitaire international et à faciliter l'accès à l'aide pour les populations affectées. L'organisation demande également à la communauté internationale d'accroître son soutien pour répondre à l'urgence humanitaire à Walikale et dans l'ensemble du Nord-Kivu.
Par Lucien Migabo
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