La rentrée scolaire du lundi 24 février 2025 aurait dû être un jour de joie et de retrouvailles à Bukavu dans l'est de la République Démocratique du Congo. Au lieu de cela, un sentiment d'anxiété et de résignation plane sur les écoles, marquées par l'absence de nombreux élèves et enseignants.
Après plusieurs jours d'interruption des cours en raison de l'occupation de l'AFC-M23, l'appel à la reprise des activités n'a pas suffi à rassurer les familles. Nombreux sont ceux qui ont préféré fuir, emportant avec eux l'espoir d'une année scolaire normale.
Dans les classes clairsemées, les élèves présents se demandent si l'histoire va se répéter. « Monsieur le journaliste, cette année sera-t-elle comme l'époque du Covid ? » La question, posée par une jeune fille au regard inquiet, témoigne de la peur de revivre les longues périodes d'inactivité et d'isolement qui ont marqué l'année 2020.
Mais cette fois, ce n'est pas un virus invisible qui menace leur éducation, ce sont les balles et les déplacements forcés. Les élèves de l'est de la RDC sont pris en otage par un conflit qui les prive de leur droit fondamental à l'éducation.
« La paix, c'est tout ce qu'on veut », murmure un élève, exprimant le souhait de toute une génération. Sans la paix, comment construire un avenir ? Comment espérer un retour à la normale dans les écoles ?
L'avenir de ces jeunes est en suspens, tributaire d'une situation qui dépasse leur entendement. Leur résilience est mise à rude épreuve, mais leur soif d'apprendre demeure intacte. Il est urgent d'agir pour leur offrir un avenir digne de leurs aspirations.
Par Lucien migabo
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